Archives mensuelles : juin 2017

Derniers jours à Paris : J-1

Vendredi 30 juin, dernier jour de travail à Paris. 

{F}
Je termine ma reconversion professionnelle d’électricien/plombier chez Gilles Ohana, un personnage exceptionnel qui officie dans le 9e arrondissement de Paris, je ne peux que le recommander vivement à tous ceux qui veulent effectuer des travaux chez eux. Cette expérience m’aura permis de découvrir pendant six mois les métiers manuels du bâtiment. Cette activité est génératrice de satisfactions personnelles et collectives, et très enrichissante du point de vue du contact humain. Après avoir gommé certaines appréhensions, je me sens maintenant capable d’apporter ma contribution dans ce domaine passionnant.

{Stip}
Je profite de ce dernier jour pour échanger et partager avec mes collègues, ranger aussi le bureau pour laisser la place au prochain. Nous travaillons certes dans un univers stressant et exigeant, mais je garderai en mémoire la bonne ambiance et la bienveillance entre les gens, les « grouillots » comme j’aime à le dire. Je quitte le travail avec une pointe de nostalgie de ne plus les voir quotidiennement. Certains, au fil des années, ont dépassé le stade de collègues et sont devenus un socle stable et rassurant. J’en profite pour les remercier de leurs encouragements, leurs mots, et les cadeaux qui nous aideront beaucoup sur le voyage.

Une page est entrain de se tourner. Demain, à cette heure-ci, nous serons sur la route. Nous avons en tête l’image d’un précipice dans lequel nous allons sauter délibérément, avec une joie infinie. La machine est lancée, il n’y a plus qu’à avancer.

Derniers jours à Paris : J-2

Jeudi 29 juin, l’appartement est quasiment vide, nous vivons sur les restes de nourriture afin d’en laisser le moins possible. Pastèques, melons, algues, noix et quelques oeufs feront nos derniers repas. Les trous dans les murs ont été rebouchés, les sols et les toilettes sont nettoyés.

Les adieux et aurevoirs ont déjà eu lieu depuis plus d’un mois au travers des pots, des soirées à la maison ou chez les amis et la famille. Lorsque l’on nous demande ce qu’il nous manquera le plus à Paris, nous répondons spontanément le marché Barbès. Ce marché est pour nous une véritable institution, où nous avons trouvé des excellents produits frais vendus par des gens compétents et très sympas. Nous ne pouvons que recommander les deux premiers stands sur la gauche en descendant du métro Barbès Rochechouart tenus par Khaled, Benjamin et David, les rois des fruits exotiques. J’ajouterai pour ma part, le Jardin du Palais Royal, le plus bel endroit de Paris, au calme de ses turbulences. J’y ai passé de nombreuses heures que ce soit en été ou en hiver, mais toujours avec le même plaisir et la même intensité.

Aujourd’hui, nous ne prenons pas encore la pleine mesure de ce qui nous attend et tant mieux ! Les premiers kilomètres de samedi matin marqueront un non retour, à la différence de nos expéditions passées où nous prévoyions un itinéraire permettant de faire une boucle pour revenir à Paris.

François

Recueil de physiologie

Ce recueil d’informations a été réalisé à partir d’une centaine de vidéos de la chaîne YouTube de Thierry Casasnovas, publiées depuis 2015. J’ai retranscrit sous forme de fiche synthétique, de la façon la plus fidèle les principes présentés. Ce n’est en rien la vérité ultime, mais je suis persuadé que des clés y sont présentes pour appréhender notre environnement et y vivre de façon épanouie. Je me suis également inspiré des informations de la chaîne YouTube Pierre Vérisme pour certaines parties traitant de la physiologie.

Chacun est libre de se faire son opinion d’après l’expérience qu’il en fera. Je propose au lecteur d’acquérir ces briques de savoir pour ensuite se forger une intime conviction qui lui sera propre, tout en poursuivant ses recherches sur les thèmes qui l’intéressent.

Principes de compréhension du vivant

La préparation et l’équipement

Comment prépare-t-on un voyage d’une année à vélo ? Il faut fixer une date, et le compte à rebours commence. Pour notre cas, nous nous sommes donnés 15 mois pour être prêts, en gérant au mieux la reconversion professionnelle de F et le travail de Stip.

Nous nous inspirons des blogs sur internet qui traitent du matériel de vélo, de bivouac et des destinations où nous voulons aller. Dans l’idéal, il faudrait tester tout le matériel avant d’acheter, mais ce n’est pas vraiment possible. Nous faisons donc confiance aux avis des un et des autres. Il s’avère que nous sommes très satisfaits des choix, aucune mauvaise surprise quant à l’utilisation du matériel. Tout dépend aussi du type de voyage, le degré d’autonomie souhaité, ou encore le rythme de découverte. Et si quelque chose ne convient pas à l’usage immédiat, il y a toujours possibilité de le revendre sur internet. Dans un souci d’économie, nous avons bien sûr acheté le plus possible d’occasion. Continuer la lecture

… suivie de l’action

Une fois le constat réalisé, il faut trouver sa solution au problème ou au moins une partie pour ensuite faire son propre cheminement. Ce qui suit concerne notre expérience et seulement notre expérience, elle ne pourrait être transposable directement à d’autres personnes mais plutôt être considérée comme une source d’inspiration dans le sens où oui c’est possible !

Nous vivons à Paris, une ville musée où il n’existe que trop peu d’espaces verts pour se sentir proche de la nature. Heureusement, nous disposons de quelques jardins, parcs et bois que nous fréquentons le weekend pour des balades de quelques heures. On se rend vite compte qu’éloignés du bruit ambiant, on se sent mieux, encore eût-il fallut l’expérimenter pour s’en rendre compte. Les souvenirs de jeunesse reviennent, ceux où l’on contestait la promenade du dimanche dans les grandes étendues de la Champagne crayeuse. Rapidement, nous souhaitons élargir nos horizons, Paris nous étouffe. Nous faisons l’acquisition de vélos chez Décathlon, ils vont nous offrir un peu plus d’autonomie et la possibilité de faire des parcours plus intéressants[1]. Continuer la lecture

La réflexion…

La prise de conscience est assez longue. On ne sent pas très bien au travail, mais on ne parvient pas à mettre les mots sur cette sensation, ce qui se répercute sur la vie privée. On a de moins en moins de motivation pour se lever le matin alors on pense à changer de travail. Quelques mois ou années plus tard, ce même cycle se reproduit. Un jour on se demande mais pourquoi je vais travailler ? Quelques réponses : « Il faut bien travailler pour gagner de l’argent », « J’ai des factures à payer », « Il faut que je puisse sortir pour avoir des amis », « Voir mes collègues qui sont sympas », « Avoir des trucs à raconter à mes proches, à ma famille », et puis c’est normal « tout le monde doit avoir un travail »… On se trouve tout un tas de raisons à son existence pour essayer de se rassurer. On évoque également la crainte de ne pas avoir d’argent, de finir à la rue comme le clodo que l’on voit tous les matins avant d’aller bosser. Puis on se demande pour qui on travaille. Ses chefs ? Son pays ? Pour soi ?… Beaucoup de confusion ressort de ces questionnements qui peuvent être regroupés sous cette interrogation : Quel est le sens de cette existence ?
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