Les plages en vélo

Pour continuer sur la lancée de la veille, nous sortons du drap de soie dès potron minet afin de profiter de la fraîcheur des 23 degrés matinaux. Prêts à partir à 6h30, nous longeons la côte espagnole au calme, sans bruit ni voiture. La promenade n’a rien à voir avec celle d’hier,  l’expérience en temps décalée rend le trajet vraiment différent. Nous croisons les sportifs à pied ou en vélo, bien différents des passants de l’après midi se delectant de sodas et glaces. Arrivés à Tarragon par la via Augusta, nous profitons du panorama de la plage assis sur un banc où F mange son melon vert quotidien et Stip avale son smoothie ananas mangue.
Nous reprenons nos vélos pour rejoindre Salou, station balnéaire très populaire. Le simply de la rue principale est bien fourni,  notre repas sera composé d’un jus d’orange et d’une tortilla, ma foi plutôt bonne pour un produit d’usine.
Déjà 75km au compteur, nous voulons simplement nous poser dans un champ pour économiser notre énergie pour les jours suivants. Nous voyons un énorme nuage, que nous pensons sans pluie se diriger vers nous. A peine la tente piquée dans le sol, une bourrasque énorme chargée de pluie étalait notre maison, il n’y a plus qu’à fuir dans la petite cabane à une centaine de mètres sous les éclairs et la pluie battante. Lors d’une accalmie, je pars récupérer les sacoches pour faire le bilan, puis Aurelie vient prendre son vélo. Nous les portons à bout de bras pour ne pas les charger de boue, expérience faite sur les bords de Loire.
Nous récupérons la tente complètement trempeé, grâce au soleil elle séchera très vite, et en épongeant l’intérieur.
Plus de peur que de mal, à l’avenir la priorité en cas d’orage sera simplement de courir s’abriter. On apprend en marchant.