Rouler en plein cagnard

Stip est réveillée avant moi ce matin. Dès les premiers rayons de soleil, j’ai mis mon buff (bandana amélioré) sur les yeux pour redormir. En pliant la tente, nous nous sommes rendus compte que les jets d’eau avaient fonctionné cette nuit, mais rien de bien méchant.
En changeant la pile de notre compteur hier soir, toutes données enregistrées se sont remises à zéro, j’ai du calibrer le tour de roue en utilisant l’application strava pour mesurer la distance précisément parcourue.
Le GPS nous amène sur ce qu’il croyait être une route alors que c’était une plage de galets, nous reprenons donc la route pour arriver à un village où les producteurs sont réunis sur un marché à Nules. Une véritable aubaine où nous faisons main basse sur deux beaux melons verts à 4 euros, nous aurions pu avoir les 3 pour 5 euros, mais nos estomacs ne sont pas prêts :).
Hasard ou non, face au banc où nous nous asseyons pour manger se trouve un centre médical où Aurelie demande à se faire enlever ses points de suture. Ni une ni deux, le rendez-vous est pris pour 11h35, l’opération est terminée 10 minutes plus tard. Il ne lui restera plus que quelques olives à déguster…
Nous roulons en plein cagnard, 34 degrés à l’ombre, 44 sur le compteur. Il fait soif, ce sera un litre de jus d’orange pressée et un demi melon vert pour se réhydrater.
A la Playa de Canet, Carlos, un espagnol ayant travaillé 17 ans à Paris pour PSA habite maintenant à Saragoza. Lui aussi se pose des questions sur son existence, il décidera au cours de cette année si ce sera un voyage en vélo ou en bateau qu’il réalisera avec sa femme et sa fille de 22 mois. Il fait le même constat que nous : le stress, le bruit, la pollution ne sont pas propices à l’épanouissement. Comme on lui a dit, pour rien au monde nous ne reprendrions notre mode de vie passé.
Stip s’empresse durant notre pause de l’après midi d’aller chercher une boîte d’oeufs à gober, elle y prend goût et tant mieux, c’est un met très fin.
Reprise de la route sous la chaleur, nous alternons les grandes allées bitumées avec les zones marécageuses pleines de moustiques. Nous nous posons finalement sur le bord de plage où nous allons nous endormir sur le fracas des vagues.