Épopée en Macédoine

23 février-1er mars 2018

300 kilomètres

 

À peine entrés, nous découvrons un pays très agricole, les champs ressemblent à des étangs tellement la terre n’absorbe pas les eaux des nombreuses journées de pluie… L’installation de la tente pour la première nuit en sera compliquée et quelques chiens errants viendront nous aboyer dessus une partie de la nuit…
La Macédoine compte environ 2 millions d’habitants dont la moitié dans sa capitale, du coup les villes sont assez espacées et les villages sont seulement des regroupements de maisons. Pour se nourrir il faut rejoindre les villes. Bitola, la première ville, que nous voyons, très agréable, pas mal de touristes. Nous sommes contents de retrouver un prix plus abordable pour le café et les pekara, boulangeries, nous offrent des bonnes spécialités.
Après la pluie, voilà que des flocons de neige commencent à tomber, nous arrivons à Prilep. Sur la route, j’aperçois une petite chienne abandonnée, une ficelle bleue autour du cou…

Elle est très timide quand je l’appelle au début et puis voilà qu’elle se met à nous suivre. Cela est déjà arrivé mais la elle ne se fatigue pas, elle est heureuse d’être avec nous. F lui coupe sa ficelle et la prend dans ses bras, elle n’ose pas bouger tellement elle est bien. En arrivant à la ville, F part lui acheter de la poitrine fumée, elle adore ! Elle nous aura suivi 10 kilomètres quand un énorme chien viendra la courser et nous faisant perdre sa trace. Je garde dans mon cœur cette petite chienne adorable avec son œil bleue et l’autre marron.
Après Prilep, il faut passer un col à 1000 mètres, nous prenons la route jaune, qui est en fait l’ancienne route pour rejoindre la prochaine ville Vieles (après expérience, nous déconseillons cette route qui est plutôt une route de forêt ou un sentier…). La côte se passe bien, il y a de plus en plus de neige au sommet et la route n’est plus bitumée. Nous croisons des gens qui marchent au sommet, jusque là nous n’imaginons pas encore la suite… Début de la descente, voilà que la poudreuse s’accumule sous les gardes boue et entre les freins, la route arrière se bloque et très souvent la roue avant. Nous poussons les vélos dans la neige, en 2 heures nous avons fait 6/7 kilomètres, plus de voiture en vue, pas de maison, juste des montagnes et de la forêt.

Fatigués, nous devons poser la tente à même la route sur la neige…
Le lendemain, après avoir retiré le garde boue avant et cassé celui de l’arrière, nous pouvons enfin faire rouler les vélos. Nous sommes toujours seuls, sans habitation, la neige continue à bien tombée et les températures sont bien en dessous de 0… Après 15 kilomètres à pied, nous retrouvons un peu de civilisation et enfin une route bitumée où nous pouvons rouler. Enfin il faut d’abord nettoyer puis dégeler les chaînes et enfin nous pouvons rouler. Après quelques kilomètres, nous trouvons une cabane de jardin où nous réfugier pour passer la prochaine nuit glaçante et nous reposer, nous sommes exténués… 2 jours plus tard, nous repartons direction Vieles, il ne neige plus mais il y a du verglas en raison des températures toujours négatives.
Vieles ! Quel plaisir de retrouver à manger et une ville !!! En plus au café, nous sympathisons avec la serveuse et elle nous indique de prendre l’autoroute pour la suite, seule voie dégagée pour rejoindre la Serbie.
Nous voilà entrant sur l’autoroute du coup, au premier péage, on nous laisse passer sans soucis, sans frais et nous ne quitterons pas cette voie jusqu’au début de la Serbie en attendant des routes praticables…
La dernière nuit en Macédoine, avec des températures négatives record, nous nous réfugions dans une église.
Le lendemain, le 1er mars, nous arrivons en Serbie.

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