Serbie : Coup de cœur

1er mars – 13 mars 2018.

680 kilomètres

 

Nous garderons de très bons souvenirs des personnes rencontrées et de l’ambiance accueillante en Serbie.
Ça commence directement le premier jour, à la sortie de l’autoroute, après le passage de frontière. Nous arrivons à l’entrée d’une petite ville, la neige est toujours abondante sur le sol alors nous cherchons un lieu où nous abriter pour la nuit, mais voilà que déjà des gens viennent nous voir et nous parlent pour savoir ce que nous cherchons. C’est Ekrem, un albanais qui nous accueille chez lui où il nous offre une chambre et un repas. Il parle un peu français car il travaille par période de 6 mois en Suisse pour faire vivre sa famille de 5 enfants. D’ailleurs ils viennent tous nous observer car ils n’ont jamais vu d’étrangers, les fils du frère d’Ekrem viennent aussi à notre rencontre. Pour ma part, je suis troublée d’être au centre de l’attention en si peu de temps.
Le lendemain, nous reprenons l’autoroute pour la première ville Serbe, Bujanovac, où au café, nous sommes pris en photo et des albanais nous payent nos consommations.
Au retour du soleil, nous pouvons reprendre des routes secondaires, nous sommes souvent encouragés par les Serbes, on se sent bien ici.
Après Nis, une grande ville qui n’a rien à envier à nos villes françaises, nous reprenons des petites routes sous un beau temps, mais quelques kilomètres plus loin, nouveaux déboires sur la route… La fonte des neiges a entraîné une grande crue de la rivière a proximité de la route qui est complètement inondée. Espérant que l’inondation soit sur une courte distance, nous longeons la voie de chemin de fer pour avancer mais quelques kilomètres plus loin c’est encore pire, il y a plus de courant dans l’eau et nous ne pouvons rejoindre le village suivant qui se retrouve isolé et dans l’eau. Nous sommes contraints de passer par un autre chemin où nous avançons dans l’eau jusqu’au genoux à deux reprises sous le regard médusé des villageois qui nous prennent en photo.
Heureusement il fait beau et on sèche rapidement… Ce jour la malgré ces péripéties, nous roulons environ 80 kilomètres pour arriver à l’entrée de Parathcin. Nous cherchons un lieu où dormir quand nous tombons sur Yotsa, un Serbe. Nous avons passé de super moments avec lui, il nous a fait découvrir sa ville, de super restaurants, cafés, nous avons dormi au chaud dans son local et nous avons goûté le petit déjeuner typique serbe : le bourek yaourt ! Délicieux ! Un homme généreux qui a partagé avec nous! Merci énormément pour ces moments et cette richesse humaine!

Le lendemain sur la route pour Smederevo, pour éviter un orage, nous demandons à dormir dans une maison en briques non terminée, pas de soucis, et le lendemain la mamie Croate nous offre le café chez elle. De beaux exemples d’hospitalités!
À Smederevo, Thermarest nous a expédié en poste restante un nouveau matelas gonflable, un des nôtres étant défectueux et à Belgrade, la capitale, nous faisons changer les pneus arrières de nos vélos. Le passage dans la neige à pousser les vélos en Macédoine a lissé une partie du pneu… Nous passons sur des pneus plus fins où l’on sent bien la différence, ça roule plus vite !
On continue à remonter le pays et les élans de gentillesse continuent : après Novisad, installés derrière des maisons, une dame nous apporte un encas et nous sert le thé à l’entrée de la tente.
Pour notre dernier jour ce sont les propriétaires du café qui nous offrent nos consommations.
Merci beaucoup pour ces beaux souvenirs !