Desert et entraide

Le réveil sonne à 6h pour un départ 30 minutes plus tard. Les kilomètres du matin sont au combien moins consommateurs d’énergie que ceux de l’après-midi. Nous roulons jusqu’à 12h30 sur 75km où les alentours de la route deviennent vraiment désertiques malgré les quelques champs moissonnés. L’odeur des carcasses d’animaux morts viennent embaumer l’air sur notre passage. Dans le premier café que nous trouvons, nous pouvons enfin nous réhydrater, la chaleur devient insupportable pour rouler. Je me surprends à tremper un sucre dans le café au lait de stip, le corps réclame un petit boost mais le bar ne fait pas office de restaurant. Après renseignements, le prochain restaurant est à dix kilomètres, nous allons patienter le temps que la chaleur soit moins assommante. Nous commençons à discuter avec les locaux installés au bar et apprenons quelques mots en arabe. Le coiffeur à côté du bar nous offre un morceau de son melon jaune bien frais puis ce sont les locaux eux même qui nous font la surprise de nous apporter du pain et un plat de lentilles. Nous n’en revenons pas de la gentillesse de ces gens.
Nous repartons direction le restaurant mais la chaleur est toujours aussi présente, du coup petite pause à l’ombre d’un grand portail brûlant. Je repère les fameuses figues de barbarie sur des cactus en face de la route, un excellent moyen de se réhydrater. Encore une fois, la gentillesse marocaine fait son retour, en effet un monsieur, aussi installé à l’ombre, vient nous aider à cueillir ces fruits remplis de pics et nous les épluchent même.
Nous arrivons enfin à l’aire routière avec le restaurant et nous pouvons déguster une salade et du pain marocain bien sur.
En début de soirée, nous trouvons un lieu tranquil au milieu des oliviers pour notre nuit.

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