Fes et la nuit…

Réveil à l’aube sous les oliviers. Nous plions les bagages dans l’ombre, et de façon assez rapide. Nous croisons quelques voitures en face de nous en provenance de Fès, mais presque aucune ne nous double. Le soleil se levant, nous découvrons les montagnes et leur sommet. Les dénivelés sont assez importants, surtout la dernière côte sur cinq kilomètres. Nous nous arrêtons enfin après 45 kilomètres à un café où nous découvrons le Panaché, non pas celui à base de bière, mais l’avocat mixé avec du lait, donnant une émulsion délicieuse.
Encore 10 kilomètres, et nous arrivons dans le vieux Fes et sa médina. Trois habitants de Tanger nous invitent dans un restaurant. Nous n’en revenons pas, ils nous demandent la permission d’être leurs invités. Être avec les locaux est rassurant dans ces rues étroites. Des gens très sympa avec qui nous avons passé un super moment. La découverte de la médina est une autre affaire. Nous attirons l’attention avec nos vélos et finissons par nous perdre. Nous sortons sur une grande place et fuyons par la nationale pour retrouver les grands axes.
Sur la route de Fès vers Ifrane, des jeunes à vélo s’amusent à nous suivre puis à freiner sur plusieurs kilomètres, ce qui n’a rien de rassurant. On bifurque à droite pour se cacher, on attend un bon moment derrière une maison. Ambiance plus calme, on recherche un endroit pour dormir, ce sera au milieu des oliviers. Nous ne plantons pas notre tente et nous installons à même le sol.
En pleine nuit, des gens se promènent avec des lampes et discutent, rien de rassurant. Nous prenons nos sacoches et les vélos pour se cacher derrière un buisson le long du chemin. La victoire est de courte durée, à trois heures du matin, nous sommes repérés.
Deux hommes, dont un avec un spot dans la main droite et un fusil de chasse dans la main gauche. Les gardiens passent et nous disent bonne soirée après que j’ai eu le temps de dire : touristes français. Ils s’en vont et nous nous endormons sur le sol où la paille nous sépare un peu de la terre. Nuit mouvementée, nous ne ferons que peu de kilomètres le lendemain.

6 commentaires

  1. Oh la la! Ça a du être dur! Que les anges vous enveloppent à tout moment de leur lumière protectrice, une bulle impénétrable et indestructible…. Je pense à vous… Sylvie

  2. Que vous êtes courageux mes petits chéris !
    Nous pensons beaucoup à vous et vous souhaitons bonne route et beaucoup de prudence.
    Bisous

    1. Merci beaucoup Espé! Nous vivons de belles aventures et faisons confiance à notre instinct pour faire les bons choix.

      Gros bisous à vous!

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