Imouzzer Kandar

Après cette nuit stressante et pas vraiment reposante, la journée sera consacrée au repos. Il reste 17 kilomètres pour rejoindre la nationale qui nous conduira à Ifrane, nous faisons une première halte pour un petit déjeuner.
Ifrane est à une quarantaine de kilometres mais nous décidons de faire la route jusqu’à Imouzzer à 11 kilomètres et 500 mètres de dénivelés positifs.
La montée est rude mais plus nous montons dans les montagnes plus le chaleur est supportable. À notre arrivée victorieuse, des gens qui nous ont aperçu dans la côte, viennent nous voir pour nous prendre en photo et discuter. C’est encore tout drôle pour nous d’être reconnu et pris en photo.
Imouzzer restera un très bon souvenir pour nous grâce à la rencontre de deux familles au grand coeur.
Nous faisons la rencontre de Driss, Fatima, et leur 3 enfants, venant de Lille en van. Très intéressés par notre histoire, nous partageons ensemble un bon moment autour d’un jus d’orange et d’un melon.
En sortant de la ville, nous retrouvons Mustafa déjà rencontré avec sa famille au marché le matin même. Il nous invite à venir dans sa maison où nous partageons le repas avec toute la famille. Ils sont en vacances tous ensemble c’est à dire Mustafa, sa femme, ses 3 enfants, un petit neveu, sa cousine et son bébé de un mois et demi. Nous sommes comblés dans cette famille qui privilègie le fait maison, les légumes et le bio.
L’après midi nous assistons à la préparation des fameux melouis, pâtisserie préférée de stip. C’est une vieille tradition qui demande du temps et de la technique. Après avoir dévorés ces merveilles, nous partons en ville se balader, goûter l’eau de source de la ville et rentrons plus tard manger un riz au lait avec des raisins.
Mustafa en profite pour nous donner des conseils pour ne pas se retrouver dans la situation d’hier ainsi que quelques mots en arabe.
Nous nous couchons dans un lit, ravis et reconnaissant du bonheur de ces rencontres spontanées. Ces échanges nous montrent un autre modèle de vie, où les relations familiales et la simplicité sont privilégiés par rapport à une quête matérielle vide de sens, souvent observée en occident.